Il était tôt le matin, j'étais étendu dans mon lit, énervé à la simple idée qu'à la même heure, j'allais avoir les deux pieds dans un taxi situé à 6,000km de mon chez moi natale. Les yeux encore fermé j'imaginais déjà ce que allait être ma journée suivante, ma semaine, le mois et mes prochaines années dans ce pays cousin mais franchement différents en tout sens. Je me lève, je prends ma douche, je rêve et m'essuie pour revenir dans mes vêtements, ma personalités. D'un air convaincu et d'un pas décider, je pars en tant que clone de mon moi, mes parents. Nous partons pour l'aéroport.
En chemin, je pense à ces yeux qui me regardaient un mois auparavant dans la chaleur des tropiques, tel sa chevelure de feu, son visage en ainsi gravé dans ma mémoire, en moi.
Je débarque à l'Aéroport, il faisait froid, mais l'ambiance de Pierre-Éliotte Trudeau était plus froide encore, alors nous sommes allez nous réchauffer en famille une dernière fois dans le coin à café, peu avant mon départ.
On me laisse seul un moment, et je prends mon téléphone pour une dernière fois, afin de faire mon dernier coup de téléphone, avant d'aller dans le cylindre volant. J'appel cette chaleure familière pour lui dire "Nous allons nous revoir, et je ne t'oublierai pas, tu es mon amie, ma best !".
Mes parents et moi, nous prenons ces dernières photos avant les prochaines, et je marche en direction d'un nouveau monde, pour moi.
J'attends avec les autres gens afin de partir pour la ville lumière, et il y à des gens de toute sorte. Certains sont en famille, d'autres entre amis/es, et une tout comme moi, qui est seule. Il y a ces trois jeunes filles dans le début de la vingtaine qui ont déjà hâte de partir pour faire le tour de l'Europe et une fille seule, tout comme moi, qui elle aussi semble quitter une personne très chère pour elle... un sentiment de compréhension me vient à moi... Je pense alors à mes amis/es, mes Parents et à cette chaleure...
J'entre dans ce cylindre, appelé avion. Prends mon siège et regarde partout comme un enfant dans un manège inconnue sans trop comprendre ce qu'il va arriver, ou je vais... est-ce que je suis bien éveillé. Ce n'était pas de la crainte que j'avais à ce moment, mais un émerveillement devant l'inconnue. L'engin avance et quitte le sol... il est 17h45 environ, j'allume la boite à musique de poche, IPOD, et cette chaleure me revient... je vois un sourir, je souris... un autre but d'atteint !
Maintenant seul, j'appercois une très jolie hôtesse de l'air, elle me rappel ma toute première amour avec un mélange de chaleure ... ça me rappel combien j'ai changé depuis ce premier amour. Ce mélange... c'était l'évolution, puisqu'elles mon fait évolué. Comme, rien ne ce perds, rien ne ce crée, mais tout ce transforme... je me suis constamment transformé.
Il est 5h45 du matin heure de Paris, nous arrivons dans la ville lumière et j'appercois ce qui me sera inconnue que pour quelques temps. Un sentiment de hâte me vient en moi... j'ai hâte de voir Paris, les gens, de travailler... de vivre !
L'avion ce pose, nous prenons un autobus afin d'aller chercher nos bagages, je vois cette fille qui était seul à mon départ de Montréal, sans avoir croiser son regard, je sais qu'à ce moment, nous pensions tout les deux à la même chose, cette chaleure !
Je vais prendre mes bagages, je sors, un chauffeur de taxi m'attends, avec mon nom sur une pacarte, je lui dis bonjours ! Il ne me comprends pas... je répète et un fou rire me prends la gueule ! Ha, je suis en France, je vais apprendre à répéter... pas à changer mon langage.
Le taxi démarre, j'ai un peu de difficulté a comprendre le chauffeur et lui ne me comprends pas "pentoute" ! Ben oui je viens du Québec, je vivais avec les indiens, puis durant la saisons de la chasse c'était deux indiens pour 4 trentes sous, les plus incluses.
Nous roulons et roulons, le compteur du taxi affiche alors 15 euro, j'appercois la ville, et je réalise que je suis vraiment seul. Pas question de revenir en arrière, je ne suis pas à Paris pour des vacances et pas simplement pour y travailler, mais pour y vivre une partie de ma personalité qui m'est encore totalement inconnue. Roulant en avant, je n'avais pas de regret, mais très hâte de voir ces gens du bureau qui me connaissait déjà de nom, et que je n'avais aucune idée de qui ils s'agissaient. Il est donc 9h00 à Paris, ça fait 24 hres que je suis débout, mais aussi énergique que si j'avais dormis 12hres. La journée commence...
... Je quitte le bureau à 16h00 pour marcher, marcher et finalement me perdre... Fidèle à moi-même, je n'ai pas écouté les conseils de Catherine qui m'avait dit de prendre le métro pour me rendre à l'Hotel. Elle m'avait même fait le plan... mais fidèle aux Turmel, j'ai une tête de cochon, non je sais... je vais droit devant et je fonce dans le tas.
Je suis bien content de m'avoir perdu, car ça m'a fait marcher et prendre de l'air... Tout était beau, tout simplement tout...
J'arrive alors à l'hotel à 18h30, j'ouvre mon ordinateur portable, et j'écris à ma chaleur de St-Sauveur et à mes moi-mêmes de Drummondville. J'y suis... je suis à Paris, c'est fou, c'est beau.... je termine ma journée à 23h00 ayant été debout pendant 36hres... je rêve...
... lorsque je me réveille je vous écris !