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L'homme et la machine

avril 20, 2007 21:27 by lturmel
L'homme est bien plus dépendant de la machine, il est dépendant du monde, donc de l'habitude à ce rendre lui même dépendant du monde.

Étant ouvrier informatique, nouveau genre d'esclave des temps mordernes... mon patron est la techno, qui sait changer d'idée à la vitesse de la lumière que l'on doit ré-apprendre en une journée. Ça me rappel de film, ce film de Geek, vous savez ? La MATRICE. Et bien, forme de métaphore, dans la Matrice nous y sommes déjà. À savoir qu'il faut ce battre contre elle afin d'être libre de décrocher afin vivre librement avec la réalité et les gens qui nous entourent.

Il y à cette article que je viens de lire sur canoe.ca, que pour moi, ces deux dernières semaines sans Intenet à l'appartement auront été dure...pas une vie impossible, mais mes courriels sont important pour moi, puisque ma vie passe par ce passe par ce fil électronique et que c'est pour cette même raison que je suis à Paris.

Voici l'article que  j'ai lu sur www.canoe.qc.ca

Horreur! Le Blackberry ne répond plus

Je voulais réagir hier à la panne du réseau Blackberry et à la panique qu'elle a provoquée, mais je n'ai pas eu le temps. Ce matin toutefois, mon collègue Jean-Philippe Décarie résume ma pensée mieux que ce que j'aurais pu moi-même écrire. Avec sa permission, je reproduis sa chronique ici.

Le Blackberry ne répond plus

Tôt hier matin, c'était la grosse manchette sur les fils de presse et les sites financiers d'Internet, la nouvelle étant parfois même traitée sous deux ou trois angles d'attaque. C'était quelque chose de gros, un événement qui risquait de faire basculer sinon le monde civilisé, au moins les marchés financiers.
La raison de tout cet émoi : le système de courrier électronique du BlackBerry était en panne depuis 20 h la veille, et la firme Research In Motion -- qui a mis au point et gère le système -- ne répondait toujours pas aux appels à l'aide de ses quelque huit millions d'usagers paniqués à travers le monde.


Bref, de prime abord, ça ressemblait pas mal à l'apocalypse. Sur le seul site Globe Investors du quotidien torontois The Globe and Mail, pas moins de trois textes expliquaient le krach qui s'était produit la veille au soir et qui perdurait toujours au petit matin, menaçant ainsi de plonger le monde industrialisé dans la plus totale obscurité pour le reste de la journée, et pourquoi pas pour la vie entière.

On exagère un peu, mais à peine. La fébrilité qu'on pouvait percevoir hier matin tenait d'abord au fait que les journalistes des agences de presse financières sont eux-mêmes des usagers à tout crin du BlackBerry, ce petit engin -- semblable à un téléphone portable mais doté d'un miniclavier -- qui permet de rester branché à Internet 24 heures sur 24 et donc d'envoyer et de recevoir " non-stop " des courriels.

On reconnaît et distingue les utilisateurs du BlackBerry par la manie qu'ils ont de compulser sans cesse leur appareil, que ce dernier soit en mode de réception d'un nouveau message ou pour le simple plaisir solitaire de revisualiser encore et encore les courriels qu'ils ont reçus dans la dernière heure en affichant une espèce de béatitude proche de l'autisme.

Il existe peu d'expériences aussi désagréables dans la vie que celle d'avoir à déjeuner avec un accro du BlackBerry qui fuit sans cesse la conversation pour faire rouler la petite manette de son appareil qui lui permet de voir ses " mails " les plus récents. L'insulte suprême étant lorsque votre interlocuteur décide tout à coup de rédiger et d'envoyer lui-même un nouveau message.

Aucune urgence ne peut justifier ainsi l'interruption d'une conversation et d'un repas. Aucune urgence autre que celle de vouloir absolument afficher sa plus totale servilité à son travail et à son bidule électronique.

De nombreux abonnés du BlackBerry sont ainsi complètement accrochés à leur appareil qui n'est plus pour eux un outil pour communiquer avec le reste du monde mais qui, insidieusement, est devenu le monde lui-même.

Or, brutalement coupés de leur BlackBerry en raison d'une panne stupide, des millions d'abonnés se sont soudainement retrouvés, dans la nuit de mardi à mercredi, déconnectés de leur réalité avec personne pour leur venir en aide puisque la firme Research In Motion n'a pas jugé bon de mettre sur pied une ligne de soutien psychologique d'urgence.

C'était assez pathétique de lire la réaction hier d'un directeur des relations publiques de GM qui se trouvait en tournée de promotion en Chine lorsque son BlackBerry est tombé en panne.

" C'est mon seul moyen de communication. Quand je le perds, je suis paralysé ", a-t-il déclaré à l'agence Bloomberg, oubliant de préciser que le BlackBerry est aussi un téléphone portable et qu'il pouvait encore, à la rigueur, passer un coup de fil à ses patrons pour leur dire que tout allait quand même bien...

La technologie était censée libérer l'homme du travail et lui permettre de se réaliser pleinement, prophétisait le philosophe Herbert Marcuse. Huit millions d'esclaves du BlackBerry ont fait mentir cet utopiste hier.

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